ThibaudEpeche

GaleriesSanatorium de l'Association Métallurgique et Minière

Sanatorium de l'association métallurgique et minière contre la t

Le projet de création d'un sanatorium sur le plateau des Petites-Roches remonte à la fin du XIXème siècle. Fernand Berlioz (professeur à l'école de médecine de Grenoble) et Félix Jourdan (propriétaire de terre sur le plateau) fondent en 1900 la société anonyme des sanatoriums des montagnes de la grande Chartreuse, dans l'idée d'ouvrir un établissement pouvant accueillir jusqu'à 110 malades. Cependant, le projet ne vit pas le jour.

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À cette époque il n'existe qu'une douzaine de sanatoriums en France. C'est seulement face à l'affluence des militaires tuberculeux renvoyés du front que le gouvernement décida d'un plan de traitement à grande échelle. Cela sera matérialisé par la loi du 5 avril 1916 et la loi du 7 septembre 1919, dite « loi Honnorat », qui oblige chaque département à créer un sanatorium public.

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Léon Bourgeois (alors ministre du travail et de la prévoyance mais aussi président du Comité d'assistance aux anciens militaires tuberculeux, fondé la même année par André Honnorat), qui a fait voté la loi du 15 avril 1916 (qui vise à « instituer des dispensaires d'hygiène sociale et de préservation antituberculeuses »), fait une conférence au siège du Comité des forges de France, qui s'engagea à créer un sanatorium pouvant accueillir les militaires, puis, une fois la guerre fini, les ouvriers de l'industrie métallurgique et minière.

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Sous la présidence de M. Charles Laurent, l'union des industries et métiers de la métallurgie (U.I.M.M.) décide donc la création de l'association métallurgique et minière contre la tuberculose (A.M.M.), dont la direction fut confiée à Raymond Senly.

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Plusieurs projets ont été présenté par Robert Fournez (architecte du Comité des forges de France) en 1917. Les plans furent approuvés en avril 1918 après que le projet fut adapté au site retenu : le plateau des Petites-Roches à Saint-Hilaire du Touve, l'A.M.M. reprenant ainsi à son compte le projet de Fernand Berlioz et Félix Jourdan (sur une proposition de Henri Fredet).

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Les travaux commencèrent aussitôt, débutant par la création d'une route reliant le site choisi à la route départementale qui dessert le village de Saint-Hilaire du Touvet. Tout dût être mis en place, installation électrique, captage d'eau, canalisations, etc. Un funiculaire fut même construit (mis en exploitation le 19 juillet 1924), financé intégralement par la caisse syndicale d'assurance mutuelle des forges de France contre les accidents du travail, afin de permettre à l'A.M.M. de consacrer toutes ses disponibilités à la construction du sanatorium. Il permet de gravir 740m de dénivelé, sur une voie ferrée de 1480m, en 20 min, par une pente atteignant les 83% quand il s'enfonce dans le tunnel, ce qui en fait d'une part le tunnel le plus incliné du monde et aussi un record pour le transport de voyageur. Il fut utilisé par Gaston Doumergue le 25 juillet 1925 lors d'une visite au Plateau des Petites-Roches.

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Le sanatorium de Rocheplane (dont la construction aura couté près de douze millions) fut inauguré le 8 septembre 1929 par Louis Loucheur (ministre du travail, de l'hygiène et de l'assistance publique).C'est un bâtiment de sept étages, il dispose de 6 à 8 lits par chambre et peut accueillir 300 malades.

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Face au recul de la tuberculose dans les années 60, il fut reconverti en centre de soin de suite. Dans les années 60 un projet commun aux 3 établissements du plateau voit le jour (mise en commun de certains services techniques, répartition des pathologies) mais des désaccords eurent raisons du projet. L'entretien couteux de ces trois grand bâtiments ainsi que les fortes chutes de neige des hivers 98 et 99 ont contribué à la mise en œuvre d'un projet de délocalisation.

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Le centre médical a déménagé en novembre 2008 à Saint-Martin-d'Hères. La raison officielle – très controversée – est le risque d'avalanche.

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Le bâtiment est depuis lors, livré au pillage.

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